La loi de finances pour 2026 (JO du 20/02/2026) limite les conditions de prise en charge des droits issus de l'alimentation du compte personnel de formation (CPF).

Le décret du 26/02/2026 applicable dès sa parution fixe les nouvelles modalités.

 

Le compte personnel de formation (CPF) est un compte individuel et rechargeable en euros utilisable tout au long de la vie active pour financer des dépenses de formation.
Il est alimenté de 500 € par année de travail jusqu'à un montant maximum de 5000 euros.
Il permet de prendre en charge les coûts de formation pour :
  • les formations professionnelles menant à une certification professionnelle ou toute autre formation reconnue certifiante,
  • les actions relatives à une validation des acquis de l'expérience (VAE),
  • la réalisation de bilan de compétences,
  • le coût de l'obtention du permis de conduitre (cours de code et de conduite).

Depuis, le 26 février dernier, des plafonnements, quel que soit le montant disponible sur le CPF, sont en vigueur, nécessitant éventuellement le recour à une participation financière complémentaire de la part d'un "tiers financeur" (employeur, OPCO, ... ) ou du demandeur de la formation.

  CPF
Voici le nouvelles limites d'utilisation des sommes accumulées sur le CPF :
  • 1 500 euros pour Les formations liées à une certification ou une habilitation enregistrées dans le répertoire spécifique (à l'exception des formations liées à l'acquisition du socle de connaissances et de comptétences - CléA),
  • 1 600 euros pour un bilan de compétences,
  • 900 euros pour le permis de conduire des salariés ou des travailleurs non-salariés. La prise en charge par le CPF, reste totale, pour les demandeurs d'emploi.

La VAE, et les certifications relevant du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ne sont pas concernées par ces limitations de montant.

Le cas particulier du financement du permis de conduire (B) : la différence entre la prise en charge par les fonds du CPF et le coût total de la formation doit être financée par un "tiers financeur", soit, par exemple : l'employeur, un OPCO, une région, ... Cette participation ne peut être inférieure à 100 euros.

En conclusion, le CPF est désormais strictement encadré et son impact limité. C'est sans doute le moment, pour les organismes de formation, de ne plus voir le CPF comme simplement une opportunité de développement et de revenir à la vraie question de l'utilité de formation pour les apprenants et, surtout, de sa qualité à tous les niveaux.